Les douleurs pelviennes après la ménopause, personne n’en parle, et pourtant elles existent. Aux journées RESENDO 2026, un passage entier leur a été consacré. Voici ce que j’en retiens, en langage simple, sans diagnostic.

Femme avec une bouillotte sur le ventre, douleurs pelviennes après la ménopause

Douleurs pelviennes après la ménopause : les hormones, ces freins naturels

Les œstrogènes et la progestérone aident le corps à freiner la douleur. À la ménopause, ils chutent. Moins d’œstrogènes, c’est moins de sérotonine et de dopamine : le moral baisse et la douleur est davantage ressentie. Moins de progestérone, c’est un effet apaisant en moins.

Des tissus moins souples

Avec l’âge et la ménopause, on perd de l’élastine. Les tissus sont moins souples et bougent moins bien. Résultat : plus de tensions, plus de douleurs.

Le sommeil, grand oublié

Moins de progestérone, c’est parfois plus d’apnées du sommeil. Un sommeil abîmé augmente le cortisol et l’inflammation, donc la douleur. Et la douleur abîme le sommeil. Un cercle vicieux, bref.

La zone intime aussi

Avec la baisse du mucus, on peut avoir des brûlures en urinant, des irritations, des douleurs pendant les rapports. Ce sont des symptômes courants, dont on peut parler à son médecin sans honte.

Quand la douleur s’installe

« La répétition fixe la notion » : quand l’inflammation se répète, elle finit par s’auto-entretenir, et le système de la douleur devient hypersensible. Il a aussi été question de limiter les opioïdes, qui peuvent entretenir cette sensibilisation. Un point à discuter avec votre médecin, jamais à changer seule.

Ce que j’en retiens pour mes patientes

La chute des hormones augmente l’inflammation, donc les douleurs. Et non, ce n’est pas dans votre tête. De mon côté, je peux vous aider sur le sommeil, les protéines pour garder du muscle, l’assiette à visée anti-inflammatoire et le confort digestif. Découvrez mes pages ménopause et endométriose, ou lisez mon compte rendu complet des journées RESENDO 2026. Pour en parler ensemble, c’est par ici.

Ce texte est mon compte rendu personnel de diététicienne. Il ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas l’avis de votre médecin ou de votre gynécologue.

Questions fréquentes

Pourquoi ai-je mal au bassin après la ménopause ?

La baisse des œstrogènes et de la progestérone change la façon dont le corps gère la douleur, l’inflammation et le sommeil. Ce n’est pas dans votre tête. Un avis médical permet de chercher la cause précise.

Le manque d’œstrogènes augmente-t-il la douleur ?

Les œstrogènes participent à la production de sérotonine et de dopamine. Quand ils baissent, le moral peut baisser et la douleur être davantage ressentie.

Le sommeil joue-t-il un rôle dans les douleurs pelviennes ?

Oui. Un sommeil abîmé augmente le cortisol et l’inflammation, ce qui peut majorer les douleurs. Protéger son sommeil fait partie de la prise en charge globale.